Plénière du Conseil de développement: objectif 2040!

Après plusieurs mois d’échanges via vidéoconférence, situation sanitaire oblige, les membres du Conseil de développement ont retrouvé les bancs de l’auditorium de l’Eurometropolitan e-Campus ce 30 septembre.

A l’ordre du jour, plusieurs points essentiels pour l’avenir du territoire parmi lesquels le nouvel exercice de prospective territoriale qui sera tout prochainement lancé avec l’ambition de construire un nouveau Projet de Territoire à l’horizon 2040 mais également de positionner la Wallonie picarde par rapport aux programmes imminents (programmation 2021-2027 des fonds structurels européens, nouveaux plans stratégiques et priorités de la Région wallonne, …).

Comme pour l’écriture du Projet de Territoire Wallonie picarde 2025, le Conseil de développement a souhaité se faire accompagner par une structure académique. Au terme de la procédure de marché public lancée auprès des universités francophones belges travaillant sur le développement territorial, c’est l’Université de Mons (UMons) qui a été retenue pour accompagner et coanimer la démarche tout au long du processus. Cette réunion du Conseil de développement était donc l’occasion pour les intervenants de l’UMons de présenter aux membres leur proposition méthodologique et les étapes-clés de la démarche. Une démarche qui se voudra largement participative, l’objectif étant de construire le territoire pour et avec l’ensemble de ses habitants. Un marché de facilitation citoyenne va d'ailleurs être lancé pour l’animation de réunions citoyennes et la gestion d’une plateforme de consultation numérique.

Si à ce stade, tout est à construire, il apparait déjà que l’économie circulaire occupera une place centrale pour répondre à l’ambition du territoire de s’inscrire dans un modèle de développement écologique et économiquement viable. C’est dans cet état d’esprit que les participants ont écouté avec attention la présentation du concept de « BioRégion ». Face aux multiples crises qui se succèdent, il est essentiel pour tout territoire de s’inscrire dans un processus de résilience. Cette résilience territoriale peut passer par l’organisation d’une « BioRégion » qui développe un projet de territoire spécifique et renforce son caractère identitaire et sa cohésion. Cela passe par l’actionnement de différents leviers du développement durable comme l’économie circulaire, les circuits-courts, la protection des ressources ou encore la réduction des déchets. De nombreuses actions animent déjà la Wallonie picarde mais celles-ci sont encore trop souvent dispersées et non coordonnées. D’où la nécessité de réfléchir pour positionner le territoire dans un mouvement global où ses spécificités en feraient de véritables atouts gagnants. Cette question pourrait être débattue au sein du futur groupe de travail dédié à l’économie circulaire qui rejoindra prochainement un autre nouveau groupe consacré celui-là à l’autonomie alimentaire en Wapi.

Pour terminer, les choses bougent également sur le plan eurométropolitain avec le changement de présidence. Celle-ci s’exerçant de manière tournante entre les trois versants de l’Eurométropole, c’est la Wallonie picarde qui s’apprête à occuper le poste pour une année. Parmi les grandes lignes du programme de cette présidence on retrouve, notamment, l’économie circulaire, l’eau, la biodiversité, l’enseignement supérieur ou encore la culture.

 

Date de publication: 01/10/2020